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mardi 30 octobre 2012

Marathon de Vincennes et des Bords de Marne - 28 octobre 2012

 Echec, humilité et respect


Il est des CR plus faciles à écrire que d’autres : la joie de relater une performance, de composer sur un record personnel ou de partager une course sur laquelle tout s’est déroulé comme prévu. Sans trahir de trop le suspens, celui-là est, du coup, bien plus compliqué. Pour autant, plutôt que de me faire discret et vite passer à autre chose, il me semble tout aussi intéressant d’essayer de comprendre les raisons d’un échec et d’en tirer profit. Bref, gagner en expérience.
Dernier objectif de 2012, le marathon de Vincennes devait conclure en beauté une année CàP riche en progression et records personnels. Mais la vérité du jour J en a décidé autrement.

  • L’avant course
Inscrit sur ce même marathon lors de l’édition 2011, je m’étais fracturé la cheville à 19 jours de l’objectif. L’organisateur, Sport Passion Organisation, m’avait alors proposé de décaler ma participation à cette année. Je tiens aujourd’hui à le remercier pour ce geste.
 
Je suis donc depuis 8 semaines, à raison de 4 sorties hebdomadaires, une préparation qui doit m’amener tout proche des 3h20. L’allure spécifique (AS42) est maintenant maîtrisée et fixée à 4’43/km.
La confiance est là. J’ai battu, le mois dernier, mon record sur semi (1h33’53) avec mon binôme Laurent et les quelques entraînements au Bois de Vincennes partagés avec les copains Bernard, Julien (Roulio) et Eric (Dare) - tous les 3 engagés sur le semi - m’ont permis de reconnaître une partie du parcours.
 
La tactique de course est, elle aussi, mise en place. Le départ du marathon et du semi étant commun,  Roulio et moi courrons ensemble jusqu’à la séparation des parcours au km 8,5. Il vise moins de 1h40. Nous sommes donc sur une allure identique. Bernard, quant à lui, pourra compter sur le lièvre de luxe Eric (3h28 au marathon de Berlin 2012) pour tenter de descendre sous les 1h45.

  •  Le jour J
Passage à l’heure d’hiver oblige, c’est avec 1h de sommeil en plus que je me lève ce dimanche matin. Bien reposé et serein. Il fait froid (2°C) mais sec. Le soleil est présent et le vent quasi inexistant. Douche, p’tit déj, vérification du matériel et de la tenue, bisous à la famille et me voilà parti en direction de Vincennes pour le RDV pré-course.
Le départ étant à 9h30, je retrouve la Team à 8h45. Monique est là, elle aussi. C’est son deuxième marathon et elle espère bien s’approcher des 4h. Une championne!
J’aperçois Marcel, meneur d’allures pour les 3h45. Il était déjà là en 2010 lors de la 1ère édition du Marathon de Vincennes à laquelle j’avais participé. Je peux enfin le remercier de vive voix pour m’avoir permis de battre mon record de l’époque.
Quelques minutes plus tard, nous croisons Giao. Il est sur tous les fronts : 6000D, CCC, Diagonale des Fous, marathons divers et variés… C’est toujours un immense plaisir de le voir avec son grand sourire et sa générosité.
Les minutes défilent et nous nous approchons de la ligne. Tentons de nous approcher devrais-je plutôt dire. Nous sommes arrivés trop tard et il nous est impossible de rejoindre les sas, comme beaucoup d’autres. Nous serons donc en queue de peloton et les 1ers kilos s’annoncent ardus : il va falloir doubler, doubler, doubler...
  - 0-5 km : 23’21 (12,84 km/h)

9h32. C’est parti… pour les premiers! 3’12 plus tard, c’est enfin notre tour. Heureusement, nous marchons sur un tapis chrono, lequel nous garantit un « temps réel » à l’arrivée.
Avec Julien, nous optons pour la gauche de la chaussée et commençons à doubler bon nombre de concurrents en évitant le plus possible les zigzags. 1er kilo en 4’44. Ce n’est pas si mal. La route s’élargit ensuite quelque peu mais il y a décidément beaucoup de monde devant nous. Nous arrivons tant bien que mal à stabiliser l’allure et nous sommes pile dans les temps au 5ème kilomètre.

  - 6-10 km : 23’27 (12,79 km/h)

C’est vraiment très sympa de courir avec quelqu’un qui suit la même allure. Un pote qui plus est! Roulio est bien et je sens qu’aujourd’hui, il va casser la baraque. Nous n’avons pas fait d’erreur en ce début de course. Et c’est avec un rythme toujours très régulier que nous nous approchons du point de séparation des 2 parcours, après environ 40’ de course et 8,5 km. A tout’ Dude.
A cet instant, on passe de la cohue à l’isolement. La différence est frappante. Soucieux d’éviter les coups de coude ou de talon pendant près de 3/4h, je me retrouve d’un coup complètement esseulé. J’ai du mal à rentrer dans ma bulle alors que c’est habituellement une de mes forces. Néanmoins, je reste concentré sur ma vitesse et alterne les kms entre 4’40 et 4’43. Tout va bien sur ce point là.

  - 11-15 km : 23’30 (12,76 km/h)

Je trace la route, tel un métronome. Aucune variation significative d’allure. En revanche, je commence à avoir chaud. Moi qui cours généralement avec une seule couche en haut, j’ai choisi au dernier moment d’en rajouter une, avec des manches longues de surcroît. Je le regrette mais ne m’attarde pas dessus. C’est trop tard de toute façon.

  - 16-20 km : 23’28 (12,78 km/h)

Nous avons quitté le Bois et sommes sur les Bords de Marne depuis environ 5km. Cette portion est ultra plate et facilite grandement le maintien de l’allure. Aucune difficulté n’est à signaler.

  - 20-25 km : 23’24 (12,82 km/h)

Passage au semi : 1h39’00. Je suis un peu en avance. Sur les bases de 3h18. J’aurais préféré passer avec 1’ de plus mais il est vrai que depuis quelques kms, je tourne plutôt en 4’39 qu’en 4’43. Je mets ça sur le compte du parcours très favorable et roulant. Tape amicale à Giao, jamais avare d’encouragements et présent à ce moment là de la course.

  - 26-30 km : 23’49 (12,59 km/h)

Tout va toujours bien, même si j’ai perdu un peu de temps au ravito du 25ème kilo. Nous commençons à remonter la Marne, en direction du Bois. Les faux plats changent d’inclinaison et je dois maintenant m’employer pour maintenir l’allure. J’approche du 30ème km. Le tracé devient beaucoup moins favorable et j’ai l’impression de subir quelque peu le parcours. Pas bon signe!

  - 31-35 km : 25’29 (11,77 km/h)

De retour dans le Bois, sur des routes que je connais. Malgré ces repères qui devraient m’aider, je suis à la rue et prend le mur de plein fouet. Heureusement, Dare est là au 33ème et arrive à me relancer quelques hectomètres. Je prends les nouvelles : Roulio et Bernard ont explosé leur RP, respectivement en 1h37 et 1h43. Génial ! Puis  Eric s’en va et les crampes arrivent au 34ème kilo. De la pointe du talon jusqu’en haut des ischios. C’est une grande première, moi qui n’étais jamais sujet à ça ! Une découverte dont je me serais bien passé.

  - 36-40 km : 31’10 (9,62 km/h)

Crédit photo: Pathé
Je ne sais maintenant plus comment courir. Dès que j’allonge la foulée (allonger est un bien grand mot à cet instant), je suis à la rupture. A chaque impact, la douleur est là. J’ai l’impression que mes muscles vont se briser et que je vais m’effondrer. Je tourne aux environs de 6’/km puis contraint d’alterner marche/course au 39ème.
Une lueur d’espoir m’éclaire au 40ème km. Les copains sont là. Eric, Bernard, Pathé et Julien. Quel bonheur de les voir ! Roulio part avec moi. Comme en début de course, nous revoilà tous les deux. Sauf que là, je suis en piteux état.

  - 41-42.195 km : 11’38 (11,34 km/h)

J’aurais peut-être pu ou dû abandonner depuis une bonne demi-heure. Mais très franchement, je n’y ai jamais pensé. J’ai trop de respect pour le marathon, épreuve qui demande du courage et de l’humilité. On ne maîtrise jamais complètement cette distance, ce qui en fait toute sa beauté. Il faut juste accepter sa sentence du jour.
Par ailleurs, je sais pour quoi et pour qui je cours aujourd’hui. Donc, non, l’abandon n’est pas une alternative.
Mon pote m’a bien relancé même si je ne sais pas comment j’aligne un pied devant l’autre. Je donne tout dans la dernière ligne droite, virage à gauche et je franchis la ligne en 3H29’17. Chrono éloigné de 10’ de mon objectif. Je m’effondre 10 cm plus loin. Il n’en fallait pas plus ! La Croix Rouge s’enquiert de mon état puis je retrouve un semblant de dignité.
La déception est immense. Je refuse qu’on me passe la médaille autour du cou et vais noyer mon chagrin dans la 1ère boisson que je trouve. Ce sera du café. Bon, ça réchauffera un peu.

Quelques dizaines de minutes plus tard, alors que je marche le long du parcours, je vois Monique proche de l’arrivée. Elle va battre son record. Je regroupe le peu de forces physiques récupérées et l’accompagne quelques hectomètres. 4h11. Bravo, Madame.

Monique, Renaud, Roulio, Dare et Bernard. Photo: Pathé 
Puis, nous nous retrouvons tous sur le village pour discuter un peu. Leurs sourires font vraiment plaisir à voir. Je les remercie tous pour leurs encouragements. Sans Eric et Julien, je ne serais jamais descendu sous les 3h30. La grande famille des runners!


  •  Le bilan
Place au général : 286/1109
Place catégorie SEH : 125/409
Vitesse moyenne : 12,1 km/h

L’heure est venue de comprendre les raisons de cette contre performance. Il faut que cet échec serve pour l’avenir. En analysant bien ma course et en déclinant 6 items, j’arrive à la conclusion suivante :

  - La préparation : je ne remets pas en cause mon plan d’entraînement. En revanche, j’ai loupé par manque de disponibilité 2 séances essentielles en semaine 7. 1ère raison.

  - Le parcours : je ne peux accuser le tracé même si les tranches kilométriques 30-35 et 37-40 avaient un profil vraiment défavorable.

  - La météo : le temps froid et sec, le soleil et l’absence de vent font que nous avons bénéficié de bonnes conditions de course pour cette période de l’année. En revanche, j’ai très vite regretté d’avoir rajouter une épaisseur à la dernière minute. Trop couvert. 2ème raison.

  - La stratégie de course : elle est peut-être à revoir. Je suis parti du principe que je serai régulier pendant 42,195 kms. Passer au semi en 1h39 était trop rapide et j’ai dû griller quelques cartouches. Une première partie de course plus prudente pour viser un negative split devrait être une tactique payante à l’avenir. 3ème raison.

  - Le ravitaillement : très clairement, je n’ai pas assez bu pendant la course, voulant à tout prix gagner du temps aux ravitos. Grossière erreur. 4ème raison.

  - Le mental : je n’ai pas su trouver les forces mentales nécessaires lorsque j’ai commencé à me retrouver esseulé puis à perdre du temps. J’étais dans un jour sans ce dimanche alors que c’est normalement un de mes atouts. 5ème raison.

Enfin, il y a la glorieuse incertitude du sport, celle qu’on ne maîtrise pas, qui ne s’analyse pas. Mais un échec est riche en enseignements pour peu qu’on s’y attarde quelques instants. Et je crois qu’aujourd’hui, à défaut de record, j’ai vraiment gagné en expérience.

28 commentaires :

  1. Beau retour sur ta course, avec un chrono qui reste tout à fait respectable. Bonne récup', le prochain marathon sera celui d'un nouveau PB ! ;)

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    1. Merci, Eponyme. Bonne prépa' pour la STL!

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  2. Bravo Renaud, je n'ai pas encore couru de marathon mais j'ai connu cette même expérience lors de mon dernier semi-marathon. 3h29 c'est quand même un très bon chrono !!!

    De toute façon, c'est en découvrant ses erreurs que l'on progresse, ça c'est sûr.

    C'était ta dernière course de l'année ?

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    1. Exact, Claude.
      Oui, j'en ai fini pour cette année. Prochains chronos: les 10kms des Foulées de Vincennes en février, le semi de Paris en mars et le MDP en avril.
      A bientôt,

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  3. Belle analyse ;)
    te voilà maintenant avec une bonne expérience de la distance, et malgré la déception un chrono qui doit faire des envieux.
    Et partager des bouts de course avec les copains ça vaut bien quelques beaux chronos...

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    1. Y'a pas photo! Préparation, Plaisir, Performance et Partage. Merci, Julien.

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  4. Bravo fiston. C'est dans 'l'échec" que se cache toujours les plus grandes réussites…!

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  5. Bravo pour ton chrono et ton analyse, ça te servira pour la suite!

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    1. jespère bien, kejaj. Bonne course pour dimanche!

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  6. Bravo pour ta course, Renaud.
    Merci pour ce superbe récit qui nous plonge en plein cœur de ta course et qui nous fait partager toutes tes émotions.
    La prochaine fois sera la bonne. J'ai énormément de respect pour ta ténacité.
    Bonne récup', bro'!

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    1. Merci, Bernard. T'as assuré comme un chef et conclu ta saison en beauté. Avant de nouveaux objectifs pour 2013... A très vite,

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  7. Bravo pour l'avoir terminé malgré les crampes! 3h29 est un temps de tout respect. Je pense que le crampe sont la suite de ne pas avoir bu bcp .... avec le froid on ne s'aperçoive pas de la desydratation!

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    1. C'est vrai Salvio. J'espère ne plus avoir à vivre ça. Mais on n'est jamais complètement à l'abri. Peu importe, on ne s'arrêtera pas de courir pour autant! D'avance bon marathon à toi dans une ville que j'adore ;-)

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  8. Chapeau pour le chrono et le CR.Merci de tout mon coeur pour ton aide précieuse,ta gentillesse et ton dynamisme qui m'a donné de l'énergie nécessaire pour finir plus vite.
    A bientôt champion.




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    1. Cher Renaud.
      1 constat: tu es un peu féroce envers toi-même (refus de la médaille pourtant méritée à mes yeux).
      1 analyse: c'est un fait que les ravitos ne doivent pas être occultés. Il n'y a pas ou peu de perte de temps si on les aborde techniquement. Ralentir 50m avant, prendre son verre et repartir immédiatement en marchant et en buvant, puis reprendre très progressivement l'allure initiale. Au travers de toutes mes expériences, j'estime cette perte à 10-15" par ravito, mais compensée par la régularité de l'allure sur l'ensemble de la course. Le fait de boire "assez" n'occasionnera pas de baisse de régime trop important et ainsi ce sera tout bénéfice, sans épuisement majeur.
      Bonne récup et le 3H20' sera pour toi.
      Un conseil, toutefois, l'allure spécifique t'enferme dans un carcan dont tu peux difficilement te sortir et en allant, même pour quelques petites secondes, plus vite lors de la compèt, c'est alimenter la pompe aux toxines. Je ne pratique et ne fait pratiquer l'allure spécifique que sur 2-3 sorties proches de l'échéance, afin de parfaire l'entrainement et non pas comme base essentielle de cet entrainement. Dans ton cas, il faut travailler au maximum à 4'25"/1000 sur des séquences longues pour avoir un éventail plus large des allures. Aller plus vite te permettra également d'améliorer ta gestuelle qui elle-même amènera une économie d'énergie.
      A te lire bientôt et n'hésite pas à m'interpeller. J'ai eu plaisir à te saluer même si ça été court.
      Marcel

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    2. Ah, Monique. Tu m'as bluffé! Chapeau bas pour ta performance. Ce fut un plaisir de partager ces derniers hectomètres avec toi. A très vite,

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    3. Merci pour ton intervention et tes précieux conseils, Marcel. J'en prends bonne note. Il y a, en affet, encore beaucoup de boulot, notamment sur la gestuelle. Et tant mieux après tout. Ca donne une motivation supplémentaire! A la prochaine,

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  9. Allez courage, tomber pour mieux se relever, le prochain sera le bon, je pense que la principale raison est ton hydratation durant le parcours peut être...mais t'a prépa était au top...

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    1. Merci Bertrand! Je crois aussi que la prépa' était bonne. Ce sera pour le prochain... A bientôt,

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  10. Merci Renaud pour ce superbe CR. Merci de nous donner l'opportunité d'apprendre de ton expérience également.
    A en croire la citation de Niels Bohr : "Un expert est une personne qui a commis toutes les erreurs possibles dans un domaine très restreint", tu es sur la bonne voie comme nous tous qui ne renoncons pas.

    Heureux d'être venu t'apporter notre soutien malgré tout.

    A bientot

    Pathé

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    1. Ca m'a fait bien plaisir de te voir ce dimanche, Pathé! Pendant et après la course. Merci pour tout. Hâte de partager à nouveau quelques foulées ensemble. A bientôt,

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  11. Ton compte-rendu est très intéressant.

    Je comprends ta déception, mais comme beaucoup te l'ont déjà dit : tu as été au bout malgré la douleur, première victoire (et j'imagine qu'on en apprend pas mal sur soi-même dans ces moments-là). Et même si ce n'est pas le chrono que tu espérais, ça reste quand même une perf' loin d'être honteuse !

    Bonne récup'.
    :)

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    1. Merci, Carole. Oui, ce fut très instructif! Encore bravo à toi pour ton semi.

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  12. Je comprends ta déception mais ton temps reste une belle performance. J'en connais beaucoup qui signeraient en début de course pour ce temps là.
    Je pense que tu as bien analyser ta course. Le plus gros point noir c'est surtout la gestions des ravitos, c'est surement la cause de tes crampes.
    Maintenant tu as toutes les cartes en main pour atteindre ton objectif. La prochaine tentative sera une réussite j'en suis sûr ;-)

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    1. Oui, David. J'ai tiré de nombreux enseignements qui, j'espère, seront source de progression. Mais quelle erreur de débutant sur les ravitos, j'te jure!!!
      Merci en tout cas, camarade!

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  13. Belle performance Renaud. Beau chrono malgré tout... Les prochains seront encore meilleurs ! On essaiera de les suivre les prochains mois. Tes cousins dont 1 triathlète et 1 pêcheur.

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